Statut des « Daaras » modernes : Les différentes parties s’accordent sur le projet de loi.

Statut des « Daaras » modernes : Les différentes parties s’accordent sur le
projet de loi.
Le ministère de l’Education nationale, les représentants des autres ministères, les juristes, les Associations de maîtres coraniques, les représentants des familles religieuses, les Associations d’imams et de
prédicateurs, les organisations de la société civile et des parlementaires étaient en conclave, à Saly (Mbour), afin d’analyser et de statuer sur le projet de loi portant statut du « daara ». Toutes les parties prenantes ont approuvé le texte. Il reste maintenant son vote par l’Assemblée nationale.
Le Sénégal, depuis quelques années, s’est engagé à assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et à promouvoir des possibilités d’apprentissages tout au long de la vie pour tous.
Cette orientation est conforme à la cible 4 des Objectifs de développement durable (Odd). Pour mettre en œuvre cette vision, l’Etat développe et encourage la diversification de l’offre éducative. Ainsi, dans la lettre de politique sectorielle 2013-2025 dont l’ambition est, entre autres, de mettre en place un système plus engagé dans la prise en charge des exclus, le Sénégal a décidé d’institutionnaliser l’enseignement religieux dans les écoles et promouvoir une politique de modernisation des « daaras ». C’est dans ce contexte que l’inspection des « daaras » a été créée et un cadre législatif mis en place.
Une proposition de loi portant statut du « daara » est soumise aux principaux acteurs pour son approbation. Toutefois, des maîtres coraniques et des Associations religieuses avaient émis des réserves au début du processus.
D’autres ont même décliné leur adhésion pour plusieurs raisons. Ils avaient invoqué, entre autres, l’imprécision du texte et l’absence de concertation. Il a fallu plusieurs campagnes de sensibilisation et d’information pour lever les équivoques. La rencontre de Saly a été très décisive.
Durant les deux jours, les maîtres coraniques, les autorités éducatives, les
juristes, les parlementaires et les représentants des familles religieuses ont
examiné le contenu, les enjeux et la pertinence des textes de loi portant statut du « daara ». A l’unanimité, les participants à l’atelier ont approuvé le projet de loi.
Pour la tutelle, ce projet qui vient d’être adopté ouvre une nouvelle page dans le système éducatif. « Ce consensus autour du projet de loi est un moment important pour le système éducatif et pour le président Macky Sall qui a opté pour la modernisation des « daaras » et pour l’intégration de ces écoles coraniques dans le système éducatif », a apprécié le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Selon l’inspecteur des « daaras », Ibrahima Samb, cette approbation des acteurs et des partenaires du sous-secteur de l’enseignement coranique est le fruit d’un travail et d’une vision commune pour un enseignement coranique amélioré et sécurisé. Pour sa part, le présent de la Fédération des Associations des maîtres
coraniques du Sénégal, Serigne Moustapha Cissé Lô, a déclaré que « le système éducatif national vient de connaître une véritable révolution dans son fonctionnement ».

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